Le corps de l’enfant a été retrouvé à Angers dimanche après-midi dans une benne à vêtements, d’après les indications de la mère qui reste placée en garde à vue pour « meurtre sur mineur par ascendant ».

Après 24 heures de recherches, l’enfant a été retrouvé mort. Le corps de Vanille, la fillette d’un an enlevée par sa mère à Angers, a été découvert ce dimanche en fin d’après-midi dans un conteneur de vêtements à Angers (Maine-et-Loire), a indiqué le procureur de la République dimanche.

« La maman nous a confirmé avoir donné la mort à son enfant vendredi avant même l’heure à laquelle elle devait la remettre à la référente de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), les médecins légistes sont arrivés sur place et ont retrouvé le corps », a déclaré Eric Bouillard, précisant que la garde à vue se poursuivait pour « meurtre sur mineur par ascendant« .

La mère « a conduit les enquêteurs » au corps

La mère de l’enfant avait été retrouvée dimanche matin, grâce au plan Alerte Enlèvement, à Nantes (Loire-Atlantique), mais sans son enfant. Âgée de 39 ans « elle présente des troubles psychiatriques importants » a rappelé le procureur lors de la conférence de presse.

La maman « a fourni des explications diverses, parfois un peu fantaisistes qui ont toutes été vérifiées dans la mesure du possible ». Elle a fini par indiquer en début d’après-midi qu’elle avait donné la mort à son enfant. Dans un premier temps elle a refusé de révéler l’endroit où se trouvait le corps avant de donner le lieu où elle l’avait déposé.

« Le corps de la petite fille a été découvert sur la région d’Angers, la maman l’avait déposé dans une benne à vêtements, à côté de chez elle », a déclaré le procureur. La mère « a conduit les enquêteurs à cet endroit ».

« Un étouffement ou une strangulation », selon la mère

Le médecin légiste va vérifier qu’il s’agit bien du corps de la petite Vanille, et déterminer ensuite comment elle est morte. « La maman avait parlé d’un étouffement ou d’une strangulation, ce sont des choses qui vont être vérifiées dans les heures à venir », a-t-il été précisé. Elle déclare avoir donné la mort à son enfant vendredi dans l’après-midi, thèse à laquelle les enquêteurs étaient également arrivés. 

« A aucun moment [la mère] n’avait par le passé mis en danger l’un ou l’autre de ses enfants », a souligné le procureur. Elle n’a donné pour l’instant aucun motif à son geste et n’aurait, a priori, pas de complice.

Selon les différentes informations réunies, elle aurait donné la mort à Vanille avant même que la disparition de la petite fille ne soit notifiée, et donc avant même le déclenchement du plan Alerte enlèvement. « C’est forcément un échec parce qu’on aurait aimé retrouver Vanille vivante », a conclu le procureur, tout en ajoutant que la mère avait pu être interpellée rapidement grâce au dispositif.

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